''Turuban kelo'' : la chute du dernier empire animiste d'Afrique de l'Ouest

La carte de l'empire du Kaabu, extraite du livre de Djibril Tamsir Niane, Histoire des Mandingues de l'Ouest, le royaume du Gabou.

Crédit photo, Djibril Tamsir Niane

Légende image, Une carte de l'empire du Kaabu
    • Author, Abdou Aziz Diédhiou
    • Role, BBC News Afrique
  • Temps de lecture: 12 min

En 1867, Kansala, la capitale du Kaabu, un empire animiste qui s'étendait des territoires situés au nord de la Gambie, jusqu'aux confins de la Guinée en passant par la région méridionale du Sénégal la Casamance et la Guinée Bissau, tomba sous les assauts des combattants peuls, venus du Fouta Djallon, sous la bannière de l'islam.

Mama Dianké Wally, l'empereur du Kaabu ordonna alors à ses hommes de faire exploser la poudrière située dans sa forteresse. La déflagration qui s'ensuit, emporta assaillants et défenseurs.

Cette célèbre bataille racontée par les griots ouest africains, est connue sous l'appellation de ''turuban kelo'' (bataille de l'extermination) en mandingue.

BBC News Afrique revient sur cette bataille qui a marqué la fin tragique du dernier empire animiste en Afrique de l'Ouest, avant la colonisation européenne.

Lorsqu'on est au Sénégal, en Gambie, en Guinée Bissau et en Guinée Conakry et amateur de kora, il y a de fortes chances que vous ayez écouté le titre ''ceddo kaabu ou ''Kaabu Kansala'' devenu un hymne des griots, ou, des versions plus modernes de musiciens célèbres de ces pays.

Les griots et musiciens de cette espace géographique ouest africain comme Ismaïla Lô, pour ne citer que lui, chantent souvent ou ont chanté l'épopée d'un empire qui a été rayé de la carte en 1867.

Il s'agit de l'histoire du Kaabu dont l'ultime bataille pour sa survie s'est transformé en ''extermination'' ou ''hécatombe'' selon les historiens et ''turuban kelo'', pour les griots, sonnant le glas de cet empire qui a régné dans cette partie d'Afrique de l'Ouest, entre le XIIIe et le XIXe siècle.

Aux origines de l'empire du Kaabu

Selon la tradition orale et les historiens, l'empire du Kaabu a été fondé par Tiramanghan Traoré, un général de Soundjata Keita qui a mené la conquête des territoires situés à l'ouest de l'empire du Mali.  Une image d'illustration.

Crédit photo, (Photo : Universal History Archive/Universal Images Group via Getty Images)

Légende image, Selon la tradition orale et les historiens, l'empire du Kaabu a été fondé par Tiramanghan Traoré, un général de Soundjata Keita qui a mené la conquête des territoires situés à l'ouest de l'empire du Mali. Une image d'illustration.

L'historien guinéen Djibril Tamsir Niane, est l'un des historiens africains qui ont consacré des travaux à l'histoire du Kaabu, parfois orthographié Gabou.

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Dans son livre ''Histoire des Mandingues de l'Ouest, le royaume du Gabou'', Djibril Tamsir Niane, note que le royaume du Gabou ''va connaître son vrai développement entre le XIIIe et le XIXe siècle''.

Dans sa description, Niane explique que le Kaabu ''englobait la région de haute et moyenne Casamance, ainsi que le cours supérieur du fleuve Koliba''.

''L'empire, au moment de son apogée au XVIIIème siècle, devait couvrir la majeure partie de la savane guinéenne et de la Casamance jusqu'à la lisière de la zone forestière'' écrit Niane dans son ouvrage cité plus haut.

Pour Mamadou Mané, historien sénégalais, Secrétaire général du programme Histoire générale du Sénégal, des origines à nos jours et auteur d'un ouvrage à paraître ''Le Kaabu des Niantios, une hégémonie mandingue en Sénégambie méridionale (XIII-XIXe siècle), le territoire de l'empire allait ''des territoires situés au nord de la Gambie, jusqu'aux confins de la Guinée, en passant par la Guinée Bissau''.

Mais, ''c'est surtout l'est de la Guinée-Bissau qui était vraiment l'épicentre du pouvoir politique de l'empire du Kaabu'' précise Mané.

Joint par BBC News Afrique, il explique que le fondateur de l'empire est Tiramaghan ou Tiramakhan Traoré, qui était un des généraux de l'empereur malien, Soundjata Keita.

Tous les historiens ouest africains s'accordent à dire que Tiramaghan Traoré mandaté par Soundjata Keita pour la conquête des territoires situés à l'ouest de l'empire du Mali, ce qui correspond aux territoires de l'actuel Sénégal, Gambie et Guinée Bissau, est le fondateur du royaume du Kaabu qui deviendra un empire durant son apogée.

''Le Kaabu a été un empire dominé essentiellement par les mandingues'', ce groupe ethnique que l'on retrouve aujourd'hui dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, d'après Mamadou Mané.

Le pouvoir politique au Kaabu

Kansala, la capitale du Kaabu se trouve dans la région de Gabou située en territoire de la Guinée Bissau actuelle.

Crédit photo, (Photo : Touring Club Italiano/Marka/Universal Images Group via Getty Images)

Légende image, Population autochtone de la Guinée-Bissau en 1930 qui faisait partie intégrante du Kaabu.

''Le Kaabu était dirigé par une aristocratie guerrière avec un pouvoir matrilinéaire'' dit Mamadou Mané. ''On hérite le pouvoir de par sa mère'' explique-t-il.

''Au Kaabu, celle qui a donné naissance à l'aristocratie régnante des Niantios est la mythique Balaba Sané'' précise Mamadou Tangara, auteur d'une thèse de doctorat sur le Kaabu à l'université de Limoges (France).

Dans sa thèse, Tangara écrit que ''Balaba était à la fois objet de fascination et de peur de la part des habitants''.

''Elle ne fut jamais attachée par les liens du mariage et elle conçut quatre fois : quatre filles. Ses quatre filles à leur tour se lieront respectivement au roi de Sama, de Pachana, de Jimara et de Saloum'' a-t-il indiqué.

''Les descendants des trois premières seront connus sous le nom de Niantio et la lignée de la quatrième sous le nom de Guélowar'' précise Tangara.

''Les traditions orales du Kaabu s'accordent toutes sur les pouvoirs extraordinaires de Balaba Sané et de sa descendance qu'elle soit Niantio ou Guélowar'' écrit-il.

Les Niantio, considérés comme ''mi-djinns, mi-hommes'' constituent l'aristocratie régnante au Kaabu.

''Comme dans tous les royaumes, le pouvoir politique au Kaabu était bien organisé. C'était une organisation assez bien faite, d'ordre pyramidale'' dit l'historien Mamadou Mané.

''Vous avez un au sommet, ''Kaabu Mansa'', (l'empereur du Kaabu) qui était toujours choisis parmi les ''Niantios'' composée exclusivement des clans Mané et Sané'' poursuit l'historien sénégalais.

''Voilà pourquoi aujourd'hui tous ceux qui sont comme moi portent le patronyme Mané et Sané quelle que soit l'ethnie à laquelle ils appartiennent, on les appelle affectueusement Niantio''.

Mané précise que la société du Kaabu était divisée en plusieurs catégories dont l'aristocratie régnante des Niantio, une autre aristocratie non régnante constituée des clans ayant les patronymes Sonko, Mandian, Diassy et Sagna, qu'on appelle ''koring'', ensuite vous avez les hommes libres et enfin les gens des castes et au plus bas de l'échelle sociale, les esclaves''.

L'empire était divisé en plusieurs provinces, toutes dirigées par le ''Mansa-ba'' ou Kaabu Mansa, l'empereur en personne.

Le ''Kaabu Mansa'' détenait le pouvoir central et régnait dans la capitale Kansala située dans l'actuel territoire de la Guinée Bissau dans la région éponyme de Gabou.

A côté du roi, il y a le pouvoir provincial détenu par les ''mansaring'', des sortes de gouverneurs et les ''koring'' qui sont des percepteurs du royaume'' souligne pour sa part Djibril Tamsir Niane.

''L'influence politique de l'empire s'étendait jusqu'aux royaumes gambiens (Kombo, Niomi, Badibou). Elle atteint le Sine et le Saloum où les dynasties Guélowars se rattachent à Gabou'' indique l'historien guinéen auteur d'un ouvrage sur les Mandingues de l'Ouest.

L'économie de l'empire

En dehors de l'agriculture, l'économie de l'empire du Kaabu était basée essentiellement sur le commerce avec les Européens, la traite des esclaves selon les historiens.

Crédit photo, (Photo de Reg Lancaster/Daily Express/Hulton Archive/Getty Images)

Légende image, Troc dans un marché populaire, où des femmes échangent du riz et des céréales contre des tissus, en Guinée-Bissau.

Dans cette région parcourue par de nombreux cours d'eau et abondamment arrosée par les pluies, l'agriculture et l'élevage étaient au cœur de la vie des populations.

''Les populations s'installent sur les berges et développent l'agriculture et un système de cultures maraîchères où on sème deux fois par an pendant la saison des pluies et en période de crue'' renseigne Mamadou Tangara.

''Le Kaabu reste un creuset de divers peuples qui continuent à vivre des activités commerciales, agro-sylvo-pastorales, halieutiques et cynégétiques'' (relatif à la chasse) dit-il.

A partir du XVe siècle, l'économie du Kaabu était essentiellement dominée par le commerce avec les Européens installés sur la côte atlantique de l'empire.

''Cette présence européenne a eu un impact sur ce commerce traditionnel qui est devenu de plus en plus un commerce beaucoup plus intense, tourné vers les produits européens comme la verroterie, les armes etc'' déclare Mamadou Mané qui précise cependant que ''l'empire avait des liens avec le commerce à longue distance avec les puissances qui se trouvaient dans l'empire du Mali, dans la boucle du Niger'' notamment.

''C'est ce commerce à longue distance qui a été détourné vers la côte du fait de la présence des Européens'' dit-il.

De sa position géographique, le Kaabu en a tiré beaucoup davantage avec la traite négrière comme tous les autres royaumes de la Sénégambie et même du Golfe de Guinée.

Empire animiste, ''les guerriers du Kaabu que les peuls désignaient ''Ceddo'' à cause de leurs méthodes brutales se livraient à des guerres pour se faire des captifs, qui étaient ensuite vendus comme esclaves'' dit-il.

Le Kaabu, dernier empire animiste d'Afrique de l'Ouest

L'empire du Kaabu est considéré comme le dernier empire animiste d'Afrique de l'Ouest. Une photo d'illustration.

Crédit photo, (Photo d'Annika Hammerschlag/Anadolu via Getty Images)

Légende image, Des membres du groupe ethnique Balanta assistent à la cérémonie d'initiation une tradition marquant le passage à l'âge adulte.

L'empire Kaabu est connu pour être le dernier empire animiste d'Afrique de l'Ouest.

''Le Kaabu n'était pas un empire musulman. L'islam était présent à partir du XVe siècle, tolérée, mais les bases de l'empire, sont effectivement fondées sur la religion traditionnelle'' dit Mamadou Mané.

Cependant, bien que non-musulmans, ''tous les empereurs avaient à leur côté des conseils maraboutiques qui qui les aidaient''.

''Ce n'est que vers la fin, au moment du déclin, que la véritable force de l'islam va apparaître au XIXe siècle quand l'empire va commencer à décliner'' fait-il remarquer.

La Rivalité entre le Kaabu et le Fouta Djallon

Dans son livre ''Histoire des Mandingues de l'Ouest, le royaume du Gabou'', l'historien guinéen Djibril Tamsir Niane écrit que ''dès le XVIe siècle, le Fouta Djallon est une entité politique qui va, s'affirmant à la fois contre les ''mansa'' (gouverneurs de province) et leurs successeurs, les ''mansa-ba du Gabou''(empereurs).

''Dès la naissance du royaume théocratique du Fouta Djallon en 1725, la tension monte entre les deux Etats'' écrit Niane.

''Vers 1730, alors que le Kaabu est son apogée grâce à sa prospérité avec le commerce de traite avec les européens, il va se heurter aux velléités du Fouta Djallon'' mentionne t-il.

''Le nouvel Etat théocratique, encore plus à l'intérieur des terres que le Kaabu, entend profiter du commerce atlantique. Les Almamy du Fouta Djallon commencent par dominer de petits royaumes des Baga et Nalou (rio Pongo et rio Nunez), mais ils sont attirés par les comptoirs de Bissau et Cacheu et surtout par les comptoirs français de Sédhiou et anglais de la Gambie'' note Djibril Tamsir Niane.

''La théocratie du Fouta Djallon avait toujours eu pour volonté et stratégie d'affaiblir l'Etat du Kaabu pour des raisons d'abord confessionnelles. Ils ne voulaient pas que dans leur entourage qu'il y ait un Etat animiste, et donc cherchaient à les convertir à l'islam de force'' relève pour sa part Mamadou Mané.

L'historien sénégalais admet cependant que l'accès à la côte atlantique était au cœur de la rivalité entre le Kaabu et Fouta Djallon.

''Tout le monde voulait avoir un accès à la côte où se trouvait le commerce européen. Donc, le Fouta Djallon voyait le Kaabu comme un obstacle à son accès vers la côte'' souligne Mané.

Les affrontements entre les deux royaumes ne tardèrent pas.

''Les premières expéditions du Fouta Djallon contre Kaabou datent de 1850 et ça été comme ça jusqu'à la chute de l'empire dans sa capitale bien connue de Kansala''.

''Turuban kelo'', la bataille de l'extermination ou l'hécatombe

La bataille de Kansala a été fatale à l'empire du Kaabu. Mama Dianké Wally a fait sauter la poudrière de sa forteresse tuant assaillants et défenseurs. Une photo d'une bataille en Sénégambie pour illustrer l'affrontement entre Fouta Djallon et le Kaabu.

Crédit photo, (Photo by: Universal History Archive/Universal Images Group via Getty Images)

Légende image, Combats sur le fleuve Gambie en Afrique de l'Ouest : la prise de Toniataba, gravure de 1892.

''De mémoire de griots, la dernière bataille de Kansala, plus connue sous le nom de ''Turuban kelo'', est la plus meurtrière de l 'histoire'' en Afrique de l'Ouest écrit Mamadou Tangara citant la tradition orale.

L'affrontement final avec les Peuls du Fouta Djallon sous la bannière de l'islam et les Niantios du Kaabu a eu lieu en 1867.

Assiégés par les assaillants venus du Fouta Djallon, après plusieurs jours d'affrontement, Mama Dianke Wally est informé selon la tradition orale par son griot de l'entrée des peuls dans sa forteresse.

''Il ordonna aux marabouts, aux membres des différentes castes du Kaabu et à leurs familles d'aller vers l'endroit où se trouvait le Durubali pour s'y réfugier afin d'échapper au massacre turuban'' qu'il avait planifié écrit Mamadou Tangara.

Il ordonna à ses hommes, d'ouvrir les portes et de laisser les assaillants entrer dans la forteresse car ce sera un jour de ''turuban'' (hécatombe).

''Alors que les combats se déroulent à l'intérieur de la forteresse, Mama Dianké Wally ordonna aux marabouts, aux membres des différentes castes du Kaabu et à leurs familles d'aller vers l'endroit où se trouvait le Durubali pour s'y réfugier afin d'échapper au massacre de ''turuban'' écrit Mamadou Tangara.

''Les femmes Niantio refusant de se faire prisonnières menées par la Princesse Fenda Sané avaient choisi de se jeter dans le plus grand puits de Kansala'' poursuit Tangara

Mama Dianké Wally ordonna à un de ses hommes de mettre le feu à la poudrière, placée au milieu des sept forteresses de Kansala.

''Un geste considéré comme étant un acte de courage et de noblesse conformément à la pure tradition des Niantio sous le son mélodieux de la kora'' raconte Tangara qui fait remarquer que le griot, ''Djali Wally'', et son fidèle esclave, Sabou, avaient demandé la faveur de mourir avec Dianké Wally et ses fidèles compagnons''.

En mettant le feu à la poudirère, ''ce fut aussi l'occasion de massacrer tous les assaillants peuls qui commirent l'imprudence d'entrer dans les forteresses dont les portails furent grandement ouverts sur l'ordre du souverain du Kaabu Mama Dianké Wally'' écrit Mamadou Tangara.

Par ce geste, Mama Dianké Wally, selon les griots ''entre ainsi de plain-pied dans le panthéon de l'histoire du Kaabu comme l'illustre la devise Nianthio: ''Mourir, plutôt que d'être déshonoré'' précise-t-il.

Quant aux femmes du Kaabu ''elles sont aussi considérées comme des héroïnes parce qu'elles ont préféré se jeter, se suicider en se jetant dans un puits plutôt que d'aller en esclavage chez les peuls'' souligne Mamadou Mané.

La bataille de Kansala sera baptisée ''Turuban kelo'' (hécatombe, extermination) selon les historiens qui ont repris l'expression de l'empereur Mama Dianké Wally.

La gloire éphémère du Fouta Djallon

Tranchées de tir à Tambi, expédition de la Sierra Leone vers la Gambie, gravure tirée de *The Illustrated London News*, n° 2773, 11 juin 1892.

Crédit photo, Getty Images DEA/ICAS 94

Légende image, La défaite du Kaabu n'a pas permis au Fouta Djallon de dominer cet espace à cause de la présence des Européens qui ont entamé la colonisation d'Afrique de l'Ouest.

Si l'ultime bataille qui a entrainé la chute du Kaabu est restée dans les mémoires, elle ne semble être l'unique cause profonde de l'effondrement de cet empire animiste.

Selon Mamadou Mané, l'abolition de la traite négrière au milieu du XIXe siècle a considérablement affaibli les souverains du Kaabu, entrainant des dissensions internes, l'empereur ne se faisant plus trop respecter.

A cela s'ajoute dit-il, ''la menace extérieure constituée par la présence de l'Etat théocratique du Fouta Djallon qui avait toujours eu pour volonté et stratégie d'affaiblir l'Etat du Kaabu''.

La fin du Kaabu a eu comme première conséquence, le triomphe de l'Islam dans la région selon les historiens.

Mais le Fouta Djallon n'a pas pu régner sur cette partie car sa victoire militaire allait être suivie de près, par les conquêtes coloniales et le partage de la région par les puissances européennes.

En effet, peu de temps après la victoire du Fouta Djallon, la région tomba sous les conquêtes coloniales de la France, de l'Angleterre et du Portugal qui se partagèrent cette espace géographique que nous connaissons aujourd'hui.

Depuis, le Kaabu a disparu à jamais, mais son héritage est encore vivant, entretenu par les sons des kora, cet instrument de musique devenu l'âme de la musique mandingue, dont la création remonterait au Kaabu à en croire certains historiens.