Russie : les usagers du réseau Telegram traqués

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Légende image, L'application Telegram compte plus de 200 millions d'usagers dans le monde.

L'agence de régulation des télécoms Roskomnadzor a bloqué mardi près de dix-huit millions d'adresses IP utilisées pour contourner le blocage de la messagerie cryptée Telegram.

Cette décision de justice a poussé le fondateur du réseau social russe à lancer un appel à la "résistance numérique".

Le blocage de Telegram fait suite à son refus de fournir aux services de renseignements russes (FSB) des clés leur permettant d'accéder aux messages privés des utilisateurs.

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Légende image, Pavel Dourov, co-fondateur de Telegram.

Pavel Dourov, l'un des cofondateurs de Telegram s'est réjoui de constater qu'il n'y a pas eu une diminution notable de l'activité des utilisateurs du réseau malgré le blocage.

Il explique que cela a été possible dans la mesure où "les Russes ont tendance à contourner l'interdiction avec des VPN et des proxies" permettant de simuler une connexion depuis l'étranger.

Le blocage a surtout affecté les services "cloud" d'Amazon et de Google où des milliards de données sont stockées.

M. Dourov a remercié les utilisateurs russes de Telegram, "Apple, Google, Amazon, et Microsoft pour ne pas avoir pris part à la censure politique".

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L'application Télégram, selon les renseignements russes, aurait été utilisée par les auteurs de l'attentat dans le métro de Saint-Pétersbourg qui avait fait 16 morts en avril 2017.

Telegram qui compte 200 millions d'utilisateurs dans le monde, dont 7% en Russie, a été menacé de blocage une première fois et était condamné à payer près de 20 000 euros.

Il a été fondée en 2013 par les frères Pavel et Nikolaï Dourov, qui avaient préalablement créé le réseau social VKontakte.